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Commune de Hesperange

marker_hesperange-32x18 Commune de Hesperange

 

Château d'eau de Hesperange - Altitude 320,0m 

Château d'eau Howald - Altitude 316,7m

Château d'eau d'Itzig - Altitude 323,0m

Église Fentange - Altitude 270,0m

Église Alzingen - Altitude 266,0m

 

Superficie totale

27,22 km2, soit 1,05% du pays

 

Section A : Hesperange et Howald : 4,59 km2

Section B : Itzig : 11,17 km2

Section C : Alzingen : 7,75 km2

Section D : Fentange : 3,71 km2

Superficie du bois communal : 311 ha

Superficie des terres et près communaux : 57 ha 

Voirie vicinale : 35,00 km

Voirie rurale : 10,00 km

 


La localité de Hesperange

 

En aval du pont de l'Alzette actuel on découvrit les fondations d'un pont sur le tracé d'un "diverticulum" reliant deux voies romaines en direction de Trèves. Après l'occupation définitive par les Francs et plus tard la fondation de l'abbaye d'Echternach (698), le site de Hesperange devenait bientôt domaine de celle-ci. L'historien Alexandre Wiltheim découvrit un acte daté de 867, où apparut le nom de "Hasmaringa". Sous les premiers comtes de Luxembourg la localité figure parmi les possessions de l'abbaye d'Altmünster (Luxembourg). Les seigneurs de Rodemack, vassaux puissants des comtes de Luxembourg et fournissant cinq gouverneurs au comté, érigeaient la seigneurie de Hesperange, et le château-fort de Luxembourg eut vers 1300 comme avant-poste le manoir de Hesperange. Gérard de Rodemack, prenant parti contre Maximilien d'Autriche, héritier des Pays-Bas bourguignons, fut déclaré félon. Son manoir fut démantelé partiellement en 1480 et deux ans plus tard davantage. L'empereur Maximilien octroyait les possessions de Gérard à son cousin le margrave Christophe de Bade pour ses services considérables. Au 17ième siècle la forteresse de Luxembourg allait succomber aux convoitises de Louis XIV, roi de France. Le 23-6-1682 1400 cavaliers français campaient aux environs de Hesperange sous le commandement du marquis de Lambert. L'hôpital militaire entre Hesperange et Alzingen hébergeait momentanément plus de 1000 blessés.

Pendant la domination autrichienne 1714-1795 la seigneurie de Hesperange restait de fait française jusqu'au traité de Versailles 1769, ce qui nous valut un nouveau pont sur l'Alzette et une diligence postale régulière entre Luxembourg et Thionville. Peu après la reddition de Luxembourg aux Républicains français 1795, le dernier seigneur féodal de Hesperange, le margrave Charles-Frédéric de Bade-Durlach, vendit ses possessions à l'Etat français. Dans le nouveau "Département des Forêts" existait de 1795 à 1802 un canton de Hesperange, comprenant les communes rurales autour de la ville de Luxembourg, et doté d'une justice de paix. Hesperange et Itzig formaient une "agence", remplacée après 1799 par la création d'une "commune".

Sous la dynastie hollandaise, Hesperange fut promu paroisse (1849), dépendant auparavant du desservant d'Itzig. La seconde moitié du siècle vit l'éclosion de la vie économique et culturelle. Le chemin de fer vicinal ("Jangeli") mis en service en 1882 entre Luxembourg-Hesperange et Remich ne fut remplacé qu'en 1955 par un service d'autobus. Période de privations et de famine pendant la guerre 1914-1918 sous l'occupation allemande! Quelques mois après les festivités commémorant le centenaire de l'indépendance du pays, la commune de Hesperange subit de 1940 à 1944 la deuxième occupation par les Allemands. Ils incorporaient Hesperange-Howald, Fentange et Alzingen à la municipalité de Luxembourg.

La commune de Hesperange vécut un essor prestigieux après les multiples épreuves de la deuxième guerre mondiale (la population de quelque 3500 approchant entre-temps les 11000). Cet élan surtout économique était largement stimulé au fur et à mesure par la promulgation de quatre zones industrielles et commerciales, ensuite par le développement énergique du système autoroutier autour de la capitale. Citons la bretelle d'autoroute à l'ouest (1976), l'autoroute vers Thionville (après 1981) et finalement celle du Contournement Est avec le pont haubané Victor Bodson (1994).

La mairie du Centre Civique (1962) au milieu du complexe scolaire, avec salle de fêtes, ne correspondant plus aux exigences croissantes de l'infrastructure communale, il fallait promulguer la construction de la troisième mairie consécutive (1992), après la démolition de l'ancien "Urbéngsschlass". Elle est mise en valeur par un parc public de 13 ha (provisoirement), agrémenté d'une pièce d'eau peuplée de cygnes et d'autres espèces aquatiques. Le promeneur enregistre avec enchantement les jets d'eau, s'arrête devant la fontaine aux figurines en bronze d'une ribambelle d'enfants en baignade, découvrant sur les pelouses étendues des ensembles sculpturaux en marbre resp. en bois, pour ne pas oublier le bovin coloré résidu de l'événement "art on cows". Il traverse en descendant l'Alzette par le pont-levis en bois qu'on remonte aux temps de crues, mais d'où il jouit d'une vue pittoresque sur le château et l'église à la tour en forme de bulbe. Se retournant il réalise l'effet des travaux de renaturation des bords de la rivière ainsi que de bassins de retenue.

Le 11 novembre 1991 le conseil avait pris la décision de réaliser un centre omnisports au plateau du Holleschbierg. Les plans de l'actuel "Stade Alphonse Theis", exemplaire à tous points de vue, étaient définitivement approuvés en 1996. Ses infrastructures et installations servent principalement aux activités sportives des adeptes sportifs de multiples sociétés ainsi que de la jeunesse scolaire. Rappelons ici que le contrat de jumelage avec la ville de Szerencs en Hongrie fut signé le 18 septembre 1997 à Szerencs et le 17 mai 2002 à Hesperange.

 

source: Roger Frisch - Geschichtsfrënn vun der Gemeng Hesper

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